Nous croyons au désir plus qu'au contrôle. Le désir met en mouvement. Le contrôle fige. Nous choisissons de créer des organisations où les gens ont envie de venir le lundi matin.
Ce que nous croyons
Le contrôle part d'une hypothèse : sans surveillance, les gens ne feront pas le travail. Le désir part de l'hypothèse inverse : la plupart des gens veulent bien faire, contribuer, être fiers de ce qu'ils produisent. Le rôle du manager n'est pas de fabriquer cette envie, c'est d'arrêter de l'éteindre.
Ce n'est pas de la naïveté. Le contrôle a un coût que personne ne met dans le tableau de bord : chaque vérification dit à quelqu'un qu'on ne lui fait pas confiance, et il finit par se comporter en conséquence. Il fait ce qu'on vérifie, et plus rien d'autre. Le désir, lui, produit ce qu'aucun indicateur ne mesure : l'initiative, l'attention au détail, le coup de main qu'on n'a pas demandé.
Ce que nous refusons
Nous refusons la spirale du contrôle : moins de confiance, donc plus de reporting, donc moins d'initiative, donc encore moins de confiance. Nous refusons aussi son contraire caricatural, le management qui ne demande rien. Le désir n'est pas l'absence d'exigence. C'est une exigence partagée plutôt qu'imposée.
À quoi ça ressemble lundi matin
Quatre gestes simples, à la portée de n'importe quel manager, sans budget ni réorganisation.
- Remplacer un point de contrôle par une question : « de quoi as-tu besoin pour y arriver ? ».
- Demander à chacun ce qui lui donne envie dans son travail, et ce qui l'use. Puis agir sur la deuxième liste.
- Fixer le résultat attendu et laisser le chemin ouvert.
- Supprimer un rapport que personne ne lit. Il y en a toujours un.
L'objection qu'on nous fait
« Sans contrôle, c'est l'anarchie. » Le contrôle ne disparaît pas, il change de place. Il passe du manager au collectif : des engagements pris ensemble, visibles, revus ensemble. Une équipe qui a décidé de son objectif le tient mieux qu'une équipe à qui on l'a imposé.La question à vous poser
Si vous arrêtiez demain un seul contrôle, lequel choisiriez-vous, et que se passerait-il vraiment ?
Si la réponse vous gêne un peu, c'est une bonne question. Posez-la à votre équipe, pas seulement à vous.
Vos questions
Ce qu'on nous demande sur ce sujet, et ce qu'on répond.
Manager par le désir, est-ce manager sans objectifs ?
Non. Les objectifs restent, mais ils sont compris, discutés et si possible choisis. Le désir porte sur le pourquoi et le comment, pas sur l'abandon du résultat.
Comment savoir si mon management repose trop sur le contrôle ?
Un signe simple : si rien n'avance quand vous êtes absent, ou si l'on vous demande la permission pour des décisions minuscules, le contrôle a pris la place de la confiance.
Le désir, ça se décrète ?
Non. On ne rend personne motivé. On retire ce qui démotive : l'absurde, l'inutile, le mépris, l'absence de reconnaissance. Le reste suit souvent.
Nous voulons un management vivant.
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