La sécurité psychologique est la conviction partagée, au sein d'une équipe, qu'on peut prendre un risque interpersonnel sans être puni ni humilié : poser une question naïve, admettre une erreur, contredire le chef, proposer une idée bizarre. Le concept a été formalisé par Amy Edmondson, professeure à Harvard, à la fin des années 1990.
Pourquoi c'est difficile
Elle a été rendue célèbre par le projet Aristotle de Google, qui cherchait ce qui distingue les équipes les plus efficaces et a trouvé la sécurité psychologique en tête de ses facteurs.
Elle est souvent mal comprise. Ce n'est pas le confort, ni l'absence de conflit, ni la gentillesse. Une équipe psychologiquement sûre peut être très exigeante et se dire des choses difficiles. Elle le peut justement parce que personne ne risque sa place en le faisant.
La méthode
En résumé : montrer l'exemple, inviter, bien réagir, cadrer l'erreur. Le détail de chaque étape figure juste après ce texte.
Les erreurs fréquentes
- Confondre sécurité et confort, et éviter les sujets qui fâchent.
- Proclamer la sécurité sans changer ses réactions.
- Laisser un membre de l'équipe humilier les autres sans intervenir.
Des phrases pour commencer
- « Qu'est-ce que je ne vois pas ? »
- « Merci de l'avoir dit. C'était pas facile. »
Ces phrases ne sont pas des techniques. Elles ne marchent que si vous êtes prêt à entendre la réponse.
Le lien avec le manifeste
Cette pratique met en œuvre une croyance du Manifeste du Management : Les conversations vraies. Les pratiques sont la manière dont les croyances deviennent des habitudes.
La méthode pas à pas
Montrer l'exemple
Dire « je ne sais pas », « je me suis trompé », « j'ai besoin d'aide ».
Inviter
Poser des questions ouvertes et demander explicitement les désaccords.
Bien réagir
Remercier celui qui apporte une mauvaise nouvelle. Ne jamais punir une question.
Cadrer l'erreur
Présenter le travail comme un apprentissage, où l'erreur est une information.
Vos questions
Ce qu'on nous demande sur ce sujet, et ce qu'on répond.
Qu'est-ce que la sécurité psychologique ?
La conviction partagée qu'on peut prendre des risques interpersonnels dans l'équipe sans être puni : poser une question, admettre une erreur, exprimer un désaccord.
Qui a défini la sécurité psychologique ?
Amy Edmondson, professeure à la Harvard Business School, dans ses travaux publiés à partir de 1999.
Comment mesurer la sécurité psychologique ?
Par quelques questions posées anonymement à l'équipe, par exemple : « si je fais une erreur, cela m'est reproché » ou « il est facile de demander de l'aide ». Et surtout en observant qui parle et qui se tait.
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